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Frédéric De Gucht - 180 jaar liberale partij

14 juni 2026

Beste vrienden,

Het is een ongelooflijke eer om hier vandaag te staan. En als ik zo de zaal rondkijk, moet ik eerlijk zeggen: voor een partij van 180 jaar oud, zien jullie er allemaal verdomd goed uit. Er is duidelijk geen gebrek aan liberale levenskracht in deze ruimte. Ze zeggen wel eens dat wijsheid met de jaren komt, en na bijna twee eeuwen politieke strijd mogen we onszelf gerust de meest ervaren gids van dit land noemen. Mais rassurez-vous, je ne vais pas faire un discours de 180 minutes aujourd'hui, cet honneur revient à Georges-Louis.

Chers amis, chers collègues du MR,

C'est un honneur immense de célébrer ce jalon historique à vos côtés. En 1846, des visionnaires se sont rassemblés à Bruxelles pour fonder le tout premier Parti Libéral de Belgique. Aujourd'hui, en 2026, nous ne célébrons pas seulement un anniversaire. Nous célébrons une promesse. Une promesse d'émancipation, de progrès et de liberté que nous avons renouvelée de génération en génération. Le libéralisme n'est pas une leçon d'histoire, ce n'est pas un objet de musée. C'est une boussole vivante pour l'avenir. Nous sommes le parti libéral de ce pays. Nous sommes la voix d'un mouvement qui ne s'arrête jamais. La voix politique d'un combat séculaire qui n'est jamais terminé : celui de l'homme libre contre le pouvoir qui veut le contrôler. Nous choisissons inconditionnellement l'individu. L'homme libre. L'optimisme. Nous refusons de céder au fatalisme des oiseaux de mauvais augure. Là où d'autres voient des problèmes, nous voyons l'être humain capable de les résoudre.


La liberté n'est jamais un acquis définitif. C'est un choix de chaque instant. Et pour nous, ceux qui osent, ceux qui sautent et qui tracent leur propre voie, méritent une société qui ne les freine pas, mais une société qui croit en eux. Une société qui soutient, mais qui n'infantilise pas. C'est pourquoi nous serons toujours du côté des pionniers, des faiseurs et des entrepreneurs. Ils sont l'étincelle de notre pays. Et nous refusons d'éteindre cette étincelle sous le poids des règles et de la bureaucratie. Nous voulons l'attiser.

En effet, la prospérité ne tombe pas du ciel. Elle se crée. Pour nous, le libre marché n'est pas un ennemi à dompter, mais le moteur de progrès le plus puissant que l'humanité ait jamais connu. C'est la liberté dans sa forme la plus pure : bâtir soi-même, à ses propres risques, selon ses propres convictions. Entreprendre n'est pas une simple activité économique ; c'est le moteur de la société et sa garantie absolue de survie dans un monde en mutation rapide.


De overheid is voor ons een instrument, een hulpmiddel, nooit het doel op zich. Zij moet de spelregels van de rechtsstaat bewaren met respect voor de burger, zonder van die burger een onderdaan te maken. Vandaag lijkt de overheid soms te denken dat zij de baas is van de burger, in plaats van andersom.

Nous voulons inverser cette logique. Chaque règle mérite une raison. Chaque mesure mérite une date d'expiration. C'est ainsi que nous gardons un État svelte, efficace et au service du citoyen. Nous traversons une époque où la tentation autoritaire grandit, où la bureaucratie devient étouffante. Face à cela, nous devons être clairs : le rôle de l'État est de libérer les énergies, pas de les emprisonner. Ça c'est le libéralisme!


Quand on regarde l'actualité politique aujourd'hui, on assiste à un spectacle qui épuise les citoyens. Le théâtre politique classique s'est embourbé dans un affrontement stérile entre la gauche et la droite extrême. La gauche regarde le monde et ne voit partout que des problèmes qu'elle veut résoudre à coups de taxes supplémentaires, d'un paternalisme toujours plus lourd et d'un État toujours plus grand. Elle veut contrôler l'avenir et l'emprisonner dans des décrets.

Et la droite extrême? Elle regarde le monde en mutation et n'y voit que des menaces. Leur réponse est le repli sur soi, la peur de l'autre et la nostalgie d'un passé fantasmé. Mais le monde de 2026 n'a que faire de leurs dogmes obsolètes. La transition climatique, économique et géopolitique, l'intelligence artificielle, l'indépendance énergétique de l'Europe... tout cela ne demande pas moins de liberté ou des frontières fermées. Cela demande de l'audace. Cela demande du progressisme.

Dans ce monde, nous, libéraux, croyons plus que jamais en la force et la nécessité de nos convictions politiques. Notre regard porte bien au-delà de l’ici et maintenant, par-delà les frontières de la Belgique et de l'Europe. Nous refusons de piller l’avenir pour acheter le statu quo d’aujourd’hui.

Et cela m'amène à l'essence même de notre présence commune ici aujourd'hui, le MR et Anders. Les forces libérales de ce pays ne peuvent plus se payer le luxe de la division interne. Nous sommes face à un choix existentiel. Il y a un discours légendaire dans le f ilm Any Given Sunday, où l'entraîneur rappelle à son équipe que la vie, tout comme la politique, est un jeu d'inches. Une affaire de centimètres. Les centimètres dont nous avons besoin pour gagner sont partout autour de nous. Dans chaque débat, dans chaque compromis, dans chaque loi que nous votons.

Dans la politique belge, c'est exactement la même chose. Les centimètres dont nous avons besoin pour moderniser ce pays, pour libérer le travail, pour redonner de l'oxygène à nos entrepreneurs... ces centimètres, personne ne va nous les offrir sur un plateau d'argent. Nous devons nous battre pour chaque pouce de terrain. Et nous ne pourrons le faire qu'en équipe. Si nous restons divisés dans nos communautés, à nous regarder en chiens de faïence à travers la frontière linguistique, nous perdrons chaque centimètre.

Maar als we de handen ineenslaan, als de liberale krachten van dit land één front vormen tegen het populisme, dan zijn we onstuitbaar. Dan winnen we die centimeters terug. Centimeter per centimeter bouwen we aan een efficiëntere staat, aan lagere lasten op arbeid, aan échte individuele vrijheid. On gagne ce combat ensemble, ou on perd individuellement. Et je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais moi, je me suis engagé en politique pour gagner!


Beste vrienden, chers amis,

Wij vrezen de dag van morgen niet, wij maken hem mogelijk. Wij bouwen vandaag aan de vrijheid van morgen. Met open vizier. Nooit bang van een wit blad. We laten ons niet gijzelen door het verleden, noch door de angst voor de toekomst. Wij zijn de uitdagers van het establishment, de verbinders in een verscheurde samenleving, en de herdenkers van een modern land.

Nous sommes venus ici aujourd'hui pour honorer 180 ans d'histoire, mais surtout pour écrire les 180 prochaines années. Ne laissons pas les extrêmes et les nostalgiques confisquer l'avenir de nos enfants. Avançons avec confiance, avec optimisme, et avec cette certitude absolue que la liberté est la force la plus puissante de l'histoire humaine.

Wij zijn uitdagers, verbinders en herdenkers.

Wij zijn Anders, Autrement. Wij zijn de toekomst. Nous sommes l’avenir.

Dank u wel. Merci beaucoup. Et vive la liberté!

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Anders. komt met radicaal voorstel